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Bien préparer sa retraite pour bien la vivre

Bien préparer sa retraite pour bien la vivre

Cette nouvelle étape de votre vie s’anticipe le plus tôt possible financièrement en donnant un objectif retraite à votre épargne

Selon le « Panorama des pensions 2015 » de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la France est championne du temps passé à la retraite. Hommes comme femmes y passent cinq ans de plus que la moyenne de l’OCDE : 23 ans pour les premiers et 27 ans pour les secondes. Soit autant d’années à financer. Mais bonne nouvelle, de 2004 à 2012, le montant brut des pensions de droit direct a augmenté de 1,2% par an en moyenne, permettant de maintenir un niveau de vie comparable à celui des actifs. « Cette quasi parité s’observe depuis une vingtaine d’années et devrait se prolonger encore une dizaine d’années », estime le Conseil d’orientation des retraites (COR). Et ensuite ? Il devrait être inférieur après le milieu des années 2020 et diminuer jusqu’en 2060, à législation inchangée, prévient le COR.
Préparer financièrement sa retraite pour vivre cette nouvelle étape pleinement est donc primordial. Et le plus tôt serait le mieux. Car contrairement à certaines idées reçues, les dépenses ne diminuent pas toujours une fois inactif. La retraite est souvent l’occasion de réaliser des projets coûteux comme des voyages, de pratiquer de nouvelles activités culturelles et/ou sportives, d’aider ses proches… Sans oublier les dépenses élevées de santé ou de perte d’autonomie qui peuvent amputer le revenu.
Préparez votre retraite le plus tôt possible

Ainsi, dès vos premiers pas dans la vie active, rassemblez les documents (fiches de paie, relevés de points Agirc/Arrco…) attestant de votre parcours professionnel afin de faire valoir vos droits le jour venu. A ce titre, tous les cinq ans à compter de vos 35 ans, vous recevrez un « relevé de situation individuelle » puis, à partir de 55 ans, une « estimation indicative globale ». De même, prenez l’habitude de mettre régulièrement un peu d’argent de côté afin de rendre l’effort d’épargne le plus indolore possible. Là aussi, il faut commencer tôt. A titre d’exemple, pour se constituer un complément de 500 euros par mois à vie à partir de 67 ans via un PERP (plan d’épargne retraite populaire) avec un rendement annuel de 3,5% (net de frais de gestion), il faudrait épargner 237 euros tous les mois à 30 ans, contre 637 euros à 50 ans (*). Reste à mettre en place une stratégie patrimoniale afin d’obtenir des revenus réguliers et stables tout au long de sa vie de retraité.
Il est donc vivement conseillé, en premier lieu, d’acquérir sa résidence principale avant d’épargner. Cela permettra, une fois à la retraite, de supprimer un poste de dépenses (loyers, emprunt…). Par ailleurs, en cas de revente avec plus-value, cela permettra de se reloger et de dégager un capital qui contribuera à votre bien être. Ensuite, les solutions retraite étant multiples, votre choix dépendra de votre situation personnelle et professionnelle, de votre âge, de votre capacité d’épargne et votre aversion au risque, de vos besoins et exigences. Il vous faudra estimer votre besoin de revenu complémentaire et envisager la façon de le percevoir en donnant un « objectif retraite » à vos placements et pour cela savoir si vous voulez aliéner un capital en contrepartie de l’assurance du versement d’une rente ou pas.
Diversifiez vos placements pour la retraite

Quoi qu’il en soit, au regard de la durée de préparation – au moins 20 ans –, il faut diversifier les placements. Pour cela, vous pouvez notamment panacher entre produits dédiés à la retraite à sortie en rente viagère et épargne non disponible avant cet horizon (PERP, contrat Madelin ) et produits d’assurance vie classique ou PEA à sortie en capital ou rente ; profiter d’une fiscalité avantageuse immédiate (PERP, Madelin) ou différée (assurance vie classique, PEA) ; diversifier l’épargne entre fonds en euros et unités de compte (sauf PEA) ; privilégier des supports financiers dynamiques si vous êtes loin de la retraite et prêts à accepter le risque financier (perte en capital possible) puis sécuriser votre épargne progressivement à l’approche de votre départ en retraite. Sans oublier la pierre-papier via les OPCI et SCPI, ou encore l’investissement locatif qui, au regard du niveau très bas des taux d’intérêt, permet d’acheter un bien à crédit, de bénéficier d’avantages fiscaux et d’obtenir, aujourd’hui, un rendement attractif.
Enfin, même si une fois retraité votre santé est bonne, il est préférable d’adapter le niveau de protection de votre complémentaire santé. Car l’âge avançant, la question de la perte d’autonomie peut se poser et le reste à charge supporté par les personnes concernées ou les aidants peut alors représenter plusieurs milliers d’euros.

(*) : il s’agit d’estimations établies à titre purement indicatif reposant sur les tables de mortalité TGF-05, taux technique de rente nul, frais sur versement de 5% et frais sur arrérages de rente de 1%, pour une rente viagère non réversible

Source : Le Point

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